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Emploi et formation

Après une démission, combien de temps faut-il travailler pour toucher le chômage ?

Après une démission, tout se joue sur 65 jours travaillés environ 3 mois, à cumuler avant une fin de contrat involontaire, mais sans oublier l’exigence générale des 6 mois sur 24. Exemples concrets, pièges fréquents et recours au 121e jour.

Après une démission, combien de temps faut-il travailler pour toucher le chômage ?

Après une démission, vous pouvez retrouver un droit au chômage si vous retravaillez au moins 3 mois, soit 65 jours travaillés ou 455 heures, et que votre nouveau contrat prend fin de manière involontaire. Ce seuil de 65 jours s’apprécie sur la période qui suit la démission et avant la fin du contrat qui déclenche la demande d’allocations. Par ailleurs, comme pour tout demandeur d’emploi, il faut aussi justifier d’une durée minimale d’affiliation de 130 jours ou 910 heures de travail sur les 24 derniers mois à la date de fin du contrat pris en compte.

La règle clé après une démission : 65 jours travaillés

En cas de départ volontaire, l’ARE n’est en principe pas due. Toutefois, la réglementation prévoit un filet de sécurité : si, après votre démission, vous occupez un nouvel emploi puis le perdez involontairement (fin de CDD, licenciement, rupture de période d’essai à l’initiative de l’employeur), vous pourrez ouvrir des droits au chômage à condition d’avoir cumulé au moins 65 jours travaillés (ou 455 heures, soit environ 3 mois) entre la démission et cette fin de contrat. Cette règle est expressément mentionnée par France Travail et Service-Public, vérifiée au 1 avril 2025.

Ne confondez pas “65 jours” et la durée d’affiliation de 6 mois

Les 65 jours sont une condition spécifique aux démissions pour neutraliser le caractère volontaire de la rupture précédente. Mais, pour toucher effectivement le chômage, vous devez aussi satisfaire la condition générale d’ouverture de droits, dite durée d’affiliation : 130 jours ou 910 heures travaillés sur les 24 mois qui précèdent la fin du contrat ouvrant le droit. Autrement dit, les 65 jours n’effacent pas l’exigence des 6 mois d’activité minimale au total dans la fenêtre de 24 mois. Selon votre parcours récent, ces 6 mois peuvent être atteints avant ou après la période de 65 jours.

Exemples concrets pour se repérer

Exemple 1. Vous démissionnez d’un CDI le 30 juin 2026, puis enchaînez un CDD de 3 mois du 15 juillet au 14 octobre 2026. Le CDD n’est pas renouvelé. Vous avez travaillé 65 jours sur cette période et la fin de contrat est involontaire. Si, au total sur les 24 mois précédant le 14 octobre 2026, vous justifiez d’au moins 130 jours ou 910 heures de travail, vous pourrez percevoir l’ARE, sous réserve des autres conditions habituelles.

Exemple 2. Vous démissionnez puis retravaillez 1 mois seulement (environ 22 jours) avant une fin de CDD. Les 65 jours ne sont pas atteints : vous ne neutralisez pas la démission et ne pouvez pas ouvrir de droits sur cette fin de contrat, même si vous avez 6 mois d’activité au total dans les 24 mois. Il faudra allonger la période travaillée post-démission jusqu’au seuil des 65 jours et connaître ensuite une fin de contrat involontaire.

Et si vous ne pouvez pas retravailler 3 mois ? Le réexamen au 121e jour

Si vous ne parvenez pas à retravailler suffisamment, une procédure de réexamen existe : passé 121 jours de chômage (environ 4 mois) à compter de l’inscription, vous pouvez demander à France Travail l’examen de votre situation par l’instance paritaire régionale. Cette voie de recours peut conduire à une ouverture de droits malgré la démission initiale, en fonction de votre parcours et des efforts de recherche d’emploi.

Démarches et points d’attention

Inscrivez-vous rapidement à France Travail dès la fin du contrat ouvrant potentiellement droit (fin de CDD, licenciement). Le délai d’inscription est en principe de 12 mois. Préparez vos attestations employeur détaillant précisément les jours et heures travaillés afin d’attester des 65 jours post-démission et du cumul des 130 jours sur 24 mois. Les périodes à temps partiel, d’intérim ou de CDD s’additionnent, sous réserve qu’elles soient déclarées et attestées.

Vérifiez aussi si votre démission ne relève pas d’un motif légitime ouvrant directement droit à l’ARE sans attendre 65 jours : suivi de conjoint muté, non-paiement de salaires, violences, harcèlement, reconversion sous conditions, fermeture d’une entreprise créée après démission pour des causes indépendantes, etc. La liste est encadrée et contrôlée au cas par cas.

Calendrier et reformulations utiles au 29 septembre 2026

À la date du 29 septembre 2026, les repères suivants restent valables dans les textes officiels consultés et mis à jour au 1 avril 2025 pour l’essentiel : 65 jours travaillés après démission pour neutraliser la rupture volontaire, 121 jours pour solliciter un réexamen, et 6 mois d’affiliation (130 jours ou 910 heures) sur 24 mois pour ouvrir des droits. Certaines précisions récentes portent sur le calcul et des aménagements d’âge, mais ne remettent pas en cause ces seuils pratiques pour la question “combien de temps travailler après une démission pour toucher le chômage”.

En résumé, combien de temps faut-il travailler après une démission ?

Comptez au moins 65 jours travaillés (455 heures, environ 3 mois) entre votre démission et une nouvelle fin de contrat involontaire. Assurez-vous en parallèle d’atteindre la durée d’affiliation minimale de 130 jours ou 910 heures sur 24 mois. Si vous ne pouvez pas reprendre suffisamment longtemps, envisagez le réexamen au 121e jour. Le meilleur réflexe est d’anticiper : privilégiez un contrat post-démission d’au moins trois mois, conservez toutes vos attestations et échangez tôt avec un conseiller France Travail pour sécuriser vos dates clés.

Sources

Service-Public.fr (DILA) : Un salarié peut-il percevoir l’allocation chômage en cas de démission ? (règle des 65 jours, réexamen à 121 jours) : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F34991

France Travail : La démission et l’assurance chômage (règle des 65 jours et perte involontaire) : https://www.francetravail.fr/candidat/mes-droits-aux-aides-et-allocati/a-chaque-situation-son-allocatio/quelle-est-ma-situation-professi/je-perds-ou-je-quitte-un-emploi/demission-et-assurance-chomage.html

France Travail : La durée d’affiliation (130 jours ou 910 heures sur 24 mois) : https://www.francetravail.fr/candidat/mes-droits-aux-aides-et-allocati/allocations-et-aides-les-repons/la-duree-daffiliation.html

Service-Public.fr (DILA) : Allocation chômage d’aide au retour à l’emploi (ARE) d’un salarié du secteur privé, fins de contrat à compter du 1er avril 2025 : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F38881

Unédic : Quelles sont les conditions pour avoir droit aux allocations chômage ? (rappels sur la durée d’affiliation) : https://unedic.org/l-assurance-chomage-et-vous/demandeur-d-emploi-ou-salarie/mon-indemnisation/quelles-sont-les-conditions-pour-avoir-droit-aux-allocations-chomage